Monday, 29 November 2010

frenchteacher.net: mises à jour

Juste pour dire que je viens d'ajouter au site frenchteacher deux textes sur les pages de A-level. Un sur l'empreinte-carbone des hommes et des femmes, l'autre sur le travail des enfants. Qui a l'empreinte-carbone le plus élevé, les hommes ou les femmes? Comme d'habitude les articles sont accompagnés de listes de vocabulaire à remplir plus des exercices qui devraient faire parler et écrire les élèves.

J'ai également fait une feuille de travail traditionnelle sur les verbes au passé composé conjugués avec être. Cette feuille se trouve dans les sections Y8 et Y9.

J'ai ajouté plusieurs pages nouvelles à la section "whiteboard notes". Ces pages permettent de projeter sur le tableau des notes claires et simples sur divers points grammaticaux et lexicaux.

Ce sont des choses qu'on fait quand il neige et que l'école est fermée. Que c'est triste.

Et maintenant j'ai envie de regarder un film de Truffaut: La Peau Douce.

Sunday, 28 November 2010

Linked Up French

Rachel Hawkes, a busy languages teacher who hosts a blog called Lingua@com, mentioned to us on the mflresources forum that there is a new Yahoo group called Linked up French which is a new repository for French teaching materials. I had a peep and Rachel has posted a good number of powerpoints there. So far there are 56 members, so I've registered and will see if it's useful.

I've long been a member of the busy and friendly mflresources Yahoo group. We share ideas and resources and occasionally have a professional rant. (Well, mainly Richard does.)

I also like to keep an eye on the TES forum. The TES is an excellent place to find resources and it's also a good place to keep up with what's interesting language teachers at the moment, as is mflresources.

You can opt to receive emails from the groups or just a digest.

Here are the links:

http://www.rachelhawkes.typepad.com/linguacom/

http://uk.groups.yahoo.com

Just search for the group and sign in with a Google account.

Friday, 26 November 2010

Apple TV



When I was in Brussels with Jonathan I discovered Apple TV, a small black box which plugs into your HD TV and then talks to your computer. It allows you to listen to your i-tunes music and videos, watch Youtubes and Flickr photos and listen to internet radio. If your TV is connected to a surround system you can therefore enjoy Youtube clips and your music in higher quality in a different room on your TV.

Being a sucker for gadgets, I bought one for around £95. It works very well, though you have to have your i-tunes open to listen to your music collection.

It's a small box, easily connected if you have two hdmi ports on your TV. If you only have one, you'll have to buy a switch. (Amazon sell a Micro- 3 Hdmi switiching box for about £11.) Linking with your itunes account is fairly easy, but you must have the latest 10.1 version of i-tunes with "home sharing" activated.

It works well, especially if your broadband connection is reasonably fast.The natty little remote control allows you to navigate easily and search (somewhat ponderously) your Youtube videos. You cannot browse the internet.

Thursday, 25 November 2010

Hands up or no hands up?

There was an article in the Sunday Times the other day about a teacher who is having success with classes by not allowing them to put up their hands in oral lessons. An OFSTED discussion paper on language teaching also suggested this approach. I have mentioned this issue before on the blog, I think. The reasoning? Allowing kids to put their hands up to answer questions is good for the bright and keen ones, but has a deleterious effect on weaker, more timid pupils, who sit back and stop thinking. There seems to be evidence that opting for a no hands-up approach (maybe calling out names or using mini whiteboards) benefits the whole range of ability more, even if the brightest pupils are slightly frustrated in not being able to show off.

This makes some sense to me. I often do questioning work where pupils write down answers and in doing this I know that all pupils are engaging their brains and learning.

The only downsides I see are that the bright ones may be a little held back, and, more importantly, it may make weaker pupils more anxious. We are told that to learn best students need to feel comfortable and relaxed. Well, there is comfortable, and there's inactive, so I can see that it may be worth adding an element of tension to the lesson.

Next week I shall try a whole week of five lessons with my Year 8 class with no hands-up. I'll report my findings.

Wednesday, 24 November 2010

Education White Paper

http://publications.education.gov.uk/eOrderingDownload/CM-7980.pdf

Key area for linguists: the proposed English Baccalaureat which should mean that more pupils will do a modern language at KS4. Nothing very specific about A-level reform. The proposed abandonment of fully modular GCSE's might suggest a similar approach at A-level, but this is not spelled out specifically.

A clear summary of the main points in the White Paper is to be found at the ALL site:

http://www.all-languages.org.uk/news/news_list/education_white_paper_released

Tuesday, 23 November 2010

L'apprentissage des langues vivantes en France

http://www.vousnousils.fr/2010/09/17/l%E2%80%99enseignement-des-langues-vivantes-en-france-etat-des-lieux-18-324774

Cliquez sur le lien si vous voulez voir la série d'articles en entier.

Le site VousNousIls, que je voudrais explorer davantage, propose un hors-série sur l'apprentissage des langues vivantes en France. Voici la première partie que je copie en entier. Cela pourrait intéresser mes collègues britanniques:


"La pra­tique d'une pre­mière langue débute dès l'école élémen­taire, et ce, de manière de plus en plus en pré­coce. En effet, si aujourd'hui tous les enfants de cycle 3 (CE2, CM1, CM2) suivent des cours de langue, cet ensei­gne­ment s'étend pro­gres­si­ve­ment aux classes de CP et de CE1. L'anglais est la langue la plus étudiée à l'école pri­maire, avec plus de 90% des effec­tifs.
A leur entrée au col­lège, les élèves pour­suivent leur appren­tis­sage avant de débu­ter une seconde langue vivante en classe de 4ème. Ils peuvent arrê­ter ce cours en 3ème, s'ils optent pour le module de décou­verte professionnelle.

La réforme du lycée

Le lycée, quant à lui, connaît plu­sieurs chan­ge­ments. Depuis la ren­trée 2010, l'apprentissage de deux langues étran­gères est obli­ga­toire pour tous les élèves de seconde géné­rale. Auparavant, la LV2 n'était qu'une option, obli­ga­toire si le lycéen visait un bac géné­ral, mais facul­ta­tive pour cer­taines filières technologiques.
Autre objec­tif fixé par la réforme : tous les lycées doivent ins­tau­rer un par­te­na­riat avec un établis­se­ment étran­ger. Il s'agit ainsi de déve­lop­per les séjours lin­guis­tiques et de per­mettre aux élèves d'échanger avec un correspondant.
Les méthodes péda­go­giques évoluent égale­ment. Le minis­tère prône l'enseignement par groupes de com­pé­tences. Les élèves sont ainsi regrou­pés selon leur niveau et non plus par classe. Les dota­tions horaires de LV1 et LV2 ont d'ailleurs été glo­ba­li­sées afin de favo­ri­ser la mise en place de ces groupes.
Enfin, les lycéens des filières géné­rales et tech­no­lo­giques ont tou­jours la pos­si­bi­lité d'étudier une troi­sième langue. Près de 7% d'entre eux ont choisi cette option en 2009 (2).
Concernant les lycées pro­fes­sion­nels, toutes les for­ma­tions intègrent l'enseignement d'une langue vivante. De plus, depuis 2009, la pra­tique d'une seconde langue est obli­ga­toire pour les bac­ca­lau­réats du sec­teur des services.

Des objec­tifs européens

En termes de com­pé­tences, les objec­tifs des pro­grammes sco­laires se calent sur le Cadre euro­péen com­mun de réfé­rence pour les langues. Les col­lé­giens doivent ainsi atteindre le niveau A2, à savoir celui d'un uti­li­sa­teur élémen­taire, pour obte­nir le bre­vet. Les lycéens sont tenus d'avoir le niveau d'utilisateur indé­pen­dant (B2) pour décro­cher le baccalauréat.

L'anglais domine

Du côté des langues étudiées, pas de sur­prise. Près de 94% des élèves choi­sissent l'anglais comme pre­mière langue. L'allemand, qui arrive en seconde posi­tion, ne regroupe qu'un peu moins de 7% des effec­tifs. Pour le choix de la seconde langue, l'espagnol arrive lar­ge­ment en tête avec 71% des élèves du second degré. Viennent ensuite l'allemand, l'anglais et l'italien. A noter qu'il est pos­sible d'étudier une langue régio­nale en tant que LV2 : 0,7% des élèves font ce choix.
Au final, que ce soit en pre­mière, seconde, voire troi­sième langue, 98% des élèves du secon­daire apprennent l'anglais, 40% l'espagnol, et 15% l'allemand."

Coralie Bach

William et Kate vont se marier

Je dois avouer que je ne suis pas royaliste. Je trouve anachronique notre monarchie qui n'a rien à voir avec une démocratie moderne. Cela dit, William et Kate semblent être un couple heureux et tout le monde espère qu'ils auront un mariage réussi. Mais le plus important, c'est que leurs noces nous donneront un jour de congé supplémentaire en 2011!

Voici le reportage de la nouvelle sur yahoo.fr:

"Le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, épousera sa fiancée Kate Middleton, une roturière, le 29 avril prochain à l'abbaye de Westminster, à Londres. 

Cette annonce, dans le sillage de celle de leurs fiançailles tant attendues, met fin au suspense sur le lieu de la cérémonie - la cathédrale Saint-Paul, au coeur de la City, comme ce fut le cas en 1981 pour les parents de William, le prince Charles et feu la princesse Diana, ou bien Westminster.
"Nous savons que le monde aura les yeux rivés sur Londres le 29 avril et le couple est très, très attaché à ce que la cérémonie de mariage soit l'exemple classique de ce que notre pays sait faire de mieux", a expliqué mardi Jamie Lowther-Pinkerton, secrétaire particulier de William.
Il a précisé que les frais de la cérémonie religieuse, de la réception et du voyage de noces seraient acquittés par les deux familles.
Pour des économistes, le mariage de William et Kate, dans un climat économique morose, devrait donner un coup de fouet d'une valeur d'un milliard de dollars à l'économie britannique grâce à la venue de touristes et à la vente d'objets-souvenirs.
L'abbaye de Westminster est le lieu traditionnel du couronnement des monarques anglais depuis Guillaume le Conquérant en l'an 1066.
La souveraine actuelle et grand-mère de William, la reine Elizabeth II, s'y est mariée en 1947 et c'est là que s'est tenu le service funèbre à la mémoire de Diana après sa mort tragique en 1997 dans un accident de la circulation à Paris.
Le gouvernement britannique a confirmé que le 29 avril, qui tombe un vendredi, serait un jour férié, assurant aux Britanniques un long week-end du 1er mai."

Monday, 22 November 2010

Weekend in Brussels

Just spent a pleasant weekend with my old friend Jonathan and his family in Brussels. Elspeth is away on a university trip in Japan and Australia, so I thought I'd have a weekend away. We went to the René Magritte exhibition at the Brussels Museum of Modern Art. Very interesting, beautifully presented, though I am left baffled by Magritte's art. I'm sure I either analyse too much or not enough. Jonathan took us to his rhythm and blues club at Sounds - good solid rock/blues until 2 a.m. Sunday was spent relaxing, eating and walking.

Thursday, 18 November 2010

Une radio française en Grande Bretagne

Article tiré du Monde:

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/11/17/en-grande-bretagne-la-radio-parle-francais_1441544_3236.html
(Est-il vrai qu'il y a 400 000 Français vivant à Londres? Je me demande où les journalistes trouvent leurs chiffres. Ou bien qu'ils les inventent. J'ai lu quelque part qu'il y avait quelques 250 000 Français qui vivent de manière plus ou moins permanente en Angleterre. Cela me paraît plus raisonnable.)

La radio britannique se met au français avec French Radio London. Cette radio 100 % francophone a démarré ses émissions mercredi au Royaume-Uni.
French Radio London, ou FRL, diffuse surtout de la musique, à 80 % française, mais aussi des informations, des chroniques, la météo, une revue de presse. Son fondateur Pascal Grierson dit avoir saisi l'occasion du passage de la Grande-Bretagne à la radio numérique pour lancer son projet, qui vise "la communauté francophone de Londres dans la tranche des 30-45 ans, mais aussi de nombreux Britanniques francophiles".
Les Français de Londres, soit plus de 400 000 personnes,  sont si nombreux que la capitale britannique est souvent qualifiée de "cinquième ville française". La communauté francophone, nichée autour du lycée Charles-de-Gaulle dans le quartier chic de South Kensington, disposait déjà de plusieurs librairies, épiceries fines et fromageries. Elle a désormais une radio, aux accents souvent nostalgiques, qui diffuse vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur le Grand Londres (11 millions d'habitants) ou à partir de son site Internet.

Saturday, 13 November 2010

Dictation or running dictation?

OK. I start from the premiss that dictation is a very useful activity when you teach French. It has clear educational value and is very easy to prepare. We should have happily dropped the notion that dictation is a bad activity because it is not authentic or not like real communication. "Running dictation", when you get children to work in pairs, with one partner "fetching" the text pinned up somewhere in the room and delivering to their scribe partner, is quite fashionable at the moment. I use it from time to time. I also use traditional dictation, each phrase read twice, punctuation given, with a final read-through for checking.

In either form, dictation can be tailored very precisely to the class, as can speed of delivery when you do it in the traditional way. It is excellent for revision, once structures have been taught and practised.

Which is better?

In favour of traditional dictée:

1.  Pupils hear a better model of French.
2.  Concentration of pupils is good for long periods.Good for class discipline.
3.  Point 1 means that pupils develop a better notion of the relationship between sounds, spellings, morphology and syntax.
4.  Pupils often quite enjoy it.


Against:

1.  It is very passive. Some pupils do not  like it particularly.
2.  Although it involves listening and thinking, there is no speaking.

In favour of running dictation:

1.  Pupils are speaking as well as listening.
2.  They get quite excited and competitive about it. It's fun for them.
3.  It's physically active. Good for restless children.
4.  Pupils help each other e.g. they spell in French to each other.

Against:

1. Pupils hear poor models of pronunciation so may develop a poorer sense of sound/grammar/spelling relationships.

My conclusion:

I use both depending on whether I wish to emphasise the fun side or the "hard work" side. If I wish to calm a class, I'll use formal dictée. If I want to excite the class, we do running dictation.

Of course, there are other ways of doing dictation, including simple paired dictation at the desk (which could be in the form of taking a phone message, to make it a little more fun.)

Paul Davis and Mario Rinvoluci wrote a book called Dictation (Cambridge University Press, 1988). One idea a colleague of mine used, which appears in the book, was to do dictation with the whole class, but let them decide when you pause or "rewind". Never tried it. Sounded too chaotic for my taste. I guess you could do whispered dication in pairs. Could be fun, but would devalue a key element in the process, namely hearing French.

Here is one idea from the Davis and Rinvoluci book:


Give students a sheet marked rather like this:

_ _ _   _ _ _ _ _ . _ _ - _  _ _ _ _ _? etc etc. This gives them more clues when doing the piece.

Also, there is nothing wrong with single word dictation for beginners who are having trouble getting spelling sorted out.

I'd genuinely welcome any comments on this from teachers.

Thursday, 11 November 2010

Etre bilingue, ça fait du bien!

Article tiré de yahoo.fr  l1 11 novembre

Article original en anglais:

http://www.physorg.com/news/2010-11-bilingualism-onset-alzheimer-symptoms.html

"Selon une nouvelle étude publiée par des chercheurs canadiens, la pratique régulière voire quotidienne du bilinguisme permettrait de retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

Cette étude publiée dans la revue Neurology explique que la pratique quotidienne du bilinguisme pourrait permettre à certaines personnes de bénéficier d'un sursis pouvant aller jusqu'à cinq ans avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs canadiens de l'institut Rotman se sont appuyés pour leurs recherches sur les dossiers médicaux de 200 patients touchés par la maladie dégénérative.
Après recherche et étude concernant les patients ne parlant qu'une seule langue et ceux en parlant deux, voire trois, ils sont parvenus à la conclusion suivante : "Nous ne disons pas que le bilinguisme peut prévenir la maladie d'Alzheimer ou d'autres désordres cérébraux, mais il peut contribuer à créer des réserves cognitives dans le cerveau qui semblent retarder l'apparition de symptômes d'Alzheimer pendant un bon bout de temps". Les symptômes de cette maladie sont la perte de mémoire, la difficulté de prévision, de résoudre des problèmes et une tendance à la confusion mentale."

Tuesday, 9 November 2010

Des profs qui débutent en banlieue parisienne

France Soir vient de publier ces propos de professeurs qui débutent leur carrière en banlieue parisienne. Cela ferait un bon exercice de lecture pour des élèves de A-level!

Deux mois après la rentrée, sept professeurs débutants évoquent leurs premiers pas en Seine-Saint-Denis.
« J’ai été insultée par des élèves »
Alice (*), 23 ans, professeur dans un collège de Drancy
« Je suis originaire du sud de la France et n’ai qu’une idée en tête : repartir le plus vite possible dans ma région d’origine. Devenir professeur en Seine-Saint-Denis était ma hantise, mais comme c’est ma première année d’enseignement, je n’ai pas eu le choix. A priori, j’en ai au moins pour cinq ans ici : je me demande comment je vais pouvoir tenir aussi longtemps. J’ai déjà été insultée par des élèves pendant mes cours. Je ne peux pas enseigner normalement : les élèves crient sans arrêt, s’insultent, en viennent aux mains pour un oui pour un non. Ce climat de violence est vraiment pesant. »
« Les parents nous soutiennent »
Julien (*), 26 ans, professeur dans un collège de La Courneuve
« L’an dernier, j’étais enseignant stagiaire dans une ville réputée tranquille et, paradoxalement, j’avais plus de problèmes avec les jeunes et leurs parents qu’ici. Les élèves ne suivaient pas en cours car ils avaient des cours particuliers le soir en rentrant à la maison. Comme j’étais tout jeune professeur, encore en formation, les parents me regardaient de haut et considéraient que je n’avais rien à apprendre à leurs enfants. Ici, les élèves nous écoutent car ils savent que l’école est leur seule chance. Les parents nous soutiennent, ils sont conscients que notre métier n’est pas facile tous les jours. »
« Ici, je me sens utile »
Julia (*), 24 ans, professeur dans un collège de La Courneuve
« La Seine-Saint-Denis, c’était mon premier choix. Je ne me verrais pas enseigner ailleurs ! Je travaille dans un collège souvent qualifié de “poubelle”, car il accueille beaucoup de jeunes de cités, mais je m’y sens bien. Ce n’est pas facile tous les jours c’est vrai, mais au moins ici, je me sens utile, j’ai le sentiment de servir à quelque chose. Mon travail, ce n’est pas seulement débiter mon cours, c’est avant tout les relations humaines avec les élèves. Voir un jeune vous dire merci à la fin d’un cours, retirer sa casquette et vous dire bonjour quand il vous croise dans la rue, c’est vraiment touchant. »
« Ça dégoûte du métier »
Claire (*), 24 ans, professeur dans un collège de Drancy
« Mes élèves ont un niveau très bas : ils n’ont pas acquis les bases à l’école primaire. On les fait passer d’une année sur l’autre alors qu’ils n’ont pas le niveau. Je ne peux pas leur donner de devoirs à la maison car ils ne les font jamais. J’entends souvent dire que c’est formateur d’être prof en banlieue, mais je pense plutôt que ça a de quoi dégoûter du métier. Je suis jeune, j’y crois encore mais beaucoup de mes collègues plus âgés ont baissé les bras depuis longtemps. Travailler dans ces conditions et donner autant de sa personne pour 1.500 € par mois, ça ne fait pas rêver. »
« Les élèves sont bien encadrés »
Cécile, 24 ans, professeur dans un collège de La Courneuve
« Je travaille dans un collège difficile, mais cela se passe plutôt bien avec les élèves. Il faut dire qu’il y a un vrai travail des professeurs et des conseillers principaux d’éducation (CPE) pour encadrer les élèves. Les jeunes sont respectueux : ils n’insultent pas leurs profs, ne lancent pas de papiers dans notre dos pendant qu’on est au tableau… Le problème, c’est plutôt le niveau qui est assez bas. Au dernier contrôle, la moyenne était de 8,5/20. Bien sûr, il y a des exceptions : j’ai quelques élèves excellents. Cependant, je ne peux malheureusement pas les tirer vers le haut comme je le ferai dans un autre établissement car le niveau global est faible. »

« Des jeunes difficiles, il y en a partout »

Jonathan (*), 34 ans, professeur dans un lycée à Pantin
« Il ne faut pas donner une image caricaturale de la Seine-Saint-Denis. C’est comme partout, il y a des élèves difficiles et de bons éléments. J’ai deux classes : avec l’une, ça se passe très bien, avec l’autre, j’ai de gros problèmes de niveau et de comportement. Dans cette classe, il y a deux ou trois élèves qui ne sont pas intéressés par la matière. Ils viennent en cours seulement pour bavarder et passer le temps. A eux seuls, ils arrivent à perturber toute la classe. Parfois, le ton monte, on est à la limite des insultes. Pour l’instant, j’ai toujours réussi à faire redescendre la pression à temps. »

Saturday, 6 November 2010

MYLO (My Languages Online)



http://mylo.dcsf.gov.uk/

Le site MYLO, proposé par le Department of Education est désormais en ligne. Sa mission est d'encourager l'apprentissage des langues vivantes (français, allemand, espagnol, chinois) en proposant aux élèves des activités interactives stimulantes. On signale pour chaque activité le niveau du National Curriculum. Les élèves peuvent accumuler des points et jouer contre d'autres élèves. J'ai essayé deux activités sur le thème d'une bande dessinée. La série d'activités commence par la présenation des personnages. Visuellement, c'est très réussi. Le texte et les images sont clairs et jolis. En bas de l'écran on peut accéder à un dictionnaire, des notes culturelles, des questions sur la grammaire et une liste d'expressions où l'on peut cliquer pour entendre la prononciation.

Pour la compréhension écrite, rien d'original. Il faut apparier des expressions écrites ou bien il faut écouter une expression avant de l'apparier avec sa version écrite. Puis on passe à la bande dessinée elle-même. Là, on se sert d'un vocabulaire varié. Personnellement je n'aime pas trop qu'on introduise trop de vocabulaire en même temps, mais le dictionnaire est là pour aider.

J'ai essayé l'activité suivante qui s'intitule Coup de Foudre. On lit la bande dessinée et on fait des activités à droite style "remplir des trous", "choix multiple".

J'ai terminé par faire une troisième activité où il fallait "écrire" une bande dessinée, mais en fait il s'agissait de faire des choix pour créer l'histoire. Le même langage était révisé une autre fois.

Je devrais dire en passant que l'objectif grammatical de cet exercice était le futur proche, mais les activités ne permettaient pas une pratique intensive grammaticale. Cela n'en est pas le but.

Bref, premières impressions: il faudrait que je m'en serve une fois en cours avec des élèves. J'ai l'impression que mes élèves relativement doués trouveraient ça un peu superficiel, un peu "gimmicky". Est-il destiné à des élèves relativement moins motivés? Techniquement cela fonctionnait bien et il était facile de naviguer sur le site. Le téléchargement était assez rapide, même avec ma connexion ADSL lente. La qualité du son et de la prononciation était bonne. Pour le moment il n'y a que très peu d'activités à faire; 'autres sont en cours de préparation. Les fanas de "tout en langue étrangère" seront déçus par la quantité d'anglais qu'on voit sur l'écran. Cela me rappelle un peu la nouvelle cuisine: très attractive à première vue, mais pas forcément très nourrissante. Il faut attendre les autres activités à venir. Reste à voir si notre gentille coalition va continuer à verser des fonds pour ce genre d'initiative. Peut-être qu'ils demanderont un abonnement payé. On verra.

Ma note: 3/5.

Friday, 5 November 2010

Back to basics

There is frequent talk of crisis in British modern language teaching circles. Falling numbers of students, unfair grades, lack of time on the timetable, lack of commitment from leaders obsessed with league tables. The government is wobbling on primary languages, whilst acknowledging that something must be done to address lack of participation.

My impression from the blogs and forums is that the new KS3 framework may be diverting teachers away from their prime purpose with most students, namely teaching and practising vocab and structures. The talk nowadays is of "independent enquiry" and PLTS (Personal learning and Thinking Skills). We are encouraged to go cross-curricular and to make our subjects more fun. Ah! The "F" word.

Sure, kids like "fun" lessons, but in my experience what they most want is to succeed, to learn a lot and work. What should be some of our principles in the classroom? Here are a few I posted on the TES forum yesterday:

- a fair amount of TL is needed to activate natural acquisition; too much is off-putting in a school context.
- grammatical explanation is important
- vocab acquisition is important, using a variety of means including rote memory work
- a range of skills are needed. Writing is least important, but necessary to aid other skills and to make classrooms manageable!
- selection and grading of language is important
- structured pair work (e.g. information gaps) is good for promoting fluency and confidence
- drilling is useful for embedding structures and vocab . It probably assists natural acquisition too
- some translation is fine
- dictation is fine
- plenty of structured listening tasks are good
- interesting content is useful
- good visual aids are important
- assessment should resemble what we do in the classroom
- encouraging contact with native speakers through exchanges, letters, email, social networking is good
- there is no panacea method and children learn differently
- clarity and clear aims at all times for children
- regular contact, little and often, daily is best.

Anything I missed?

Thursday, 4 November 2010

Le Dernier Métro


This was both Truffaut’s most expensive and most successful 
production at the box-office. Made in 1980, it is a mature, rounded and in 
many ways satisfying film. It picked up a host of Césars and an Oscar 
nomination.
 
Whereas his early new wave works had excitement, originality and flair,  
Le Dernier Métro is just a well-crafted, well-plotted and meticulously 
shot film. Critics were wrong to see it as sell-out to the traditional
movie-making Truffaut had once lambasted. 
In La Nuit Américaine we saw the film within a film. In this case it is
a play  within a film. We follow a group of characters who are preparing 
and performing a play being secretly directed by Lucas Steiner, a Jewish
director who is  hiding out in the cellar of the Théâtre Montmartre in 
occupation Paris. Paris under the occupation provides an interesting 
backdrop, and references to the experience of the occupation are numerous 
(power cuts, air-raids, shortages, the black market) and the theme of 
persecution of the Jews is prominent, but  this is no political drama and 
the resistance thread is a mere sub-plot. As  with all Truffaut’s works, 
the real interest lies in the human beings and their relationships. 
To borrow the words of the play: love is joy, love is suffering.

The principal characters are Marion Steiner, the elegantly beautiful, 
somewhat distant actress and director of the theatre, played by Catherine 
Deneuve (the role was written for her), Lucas Steiner, her Jewish husband, 
writer and hidden director played by Heinz Bennent, and Bernard Granger, 
played by Gérard Depardieu.

Marion is torn between her husband and a nascent desire for Granger. 
Granger is enamoured with almost every women he meets, but especially 
with the costume designer who happens to be in a lesbian relationship 
with an actress. The director of the play, Jean-Loup Cottins, played 
by Jean Poiret (the man who wrote the original La Cage aux Folles), 
has a gay relationship with a young man, whilst the colourful and 
amusing Raymond, props man, cannot hold down a relationship with women, 
so has to pretend he has one. All human life is there.

Deneuve, faithful to her husband and, above all, the theatre, regal, 
gorgeous, oozing with a well-concealed desire for young Granger, plays 
her role to perfection and the camera dwells on her at length. Just 
look at the scene where she cuts her husband’s hair. Nothing new there 
for Truffaut. Bennent plays his role as if he were Jules played by Oskar 
Werner, complete with ruffled hair and bohemian hat. Depardieu conveys 
both sensitivity and physical presence, which is what Truffaut wanted 
for the role. The Nazi theatre critic, Daxiat, played by Jean-Louis Richard, 
is brilliantly two-faced and creepy, and it is with some satisfaction 
that we watch Granger take him on to the street for a beating. (A 
scene based on a true event.)

What I have appreciated on my latest viewings is the brilliant way Truffaut 
constructs scenes and sequences of scenes to create tension and suspense. 
Will the costume designer fall for Granger in the end? Will the Gestapo 
find Steiner in the cellar? What is Granger doing with the record player? 
Who is his friend? Will Marion fall for Granger? Will Granger be arrested 
in the church? The viewer is constantly being posed little questions 
which hold the interest. The film is pieced together with near classical 
discipline.

The atmosphere of the movie is dark. Indeed, the first 45 minutes all take 
place at night (some poetic licence required here because the Germans adopted 
double summer time in Paris to save energy, so evenings were light until 10). 
However, moments of humour lighten the tone: the little boy growing tobacco 
plants by the pavement, Raymond’s little joke at Daxiat’s expense (deux 
gaulles (two fishing rods)/de Gaulle).

Delerue’s score is not especially prominent this time, but there is one 
memorable romantic theme and a few Bernard Herrmann-esque moments to suggest 
threat. Truffaut and Suzanne Schiffman, who wrote the script, include 
references to previous Truffaut works, including La Sirène du Mississippi 
and Jules et Jim. Spoken references include love as a “oiseau rapace” 
hovering menacingly. Visual references to previous films include the focus 
on Marion’s legs, a model Eiffel Tower in the theatre office and Marion 
removing Lucas’ hat. The introduction and prologue resemble sequences from  
Jules et Jim with their archive pictures and rapid voice-off narration. 
He also throws in the odd archive image within the main body of the film, 
as if to say he hasn’t forgotten his new wave roots. All good fun for the 
afficionado. No freeze-frames or irises this time though. 
 
Unusually, the film is completely studio based, which creates an intimate, 
claustrophobic, classical sense. Windows are closed, and Nestor Almendros 
was asked to produce ochre colours in contrast with traditionally brighter 
Technicolor. As in La Nuit Américaine “the show must go on” and in the 
clever final scene Truffaut plays with the audience by confusing fiction 
with reality. Truffaut had planned this to be the second in a trilogy of 
films, the first being La Nuit Américaine the third to be called L’Agence 
magique, about the music hall. His untimely death meant the third 
would never be made.